Un set au tennis se gagne en remportant six jeux avec deux jeux d’avance sur l’adversaire. Si le score atteint 6-6, un tie-break départage les joueurs. Cette mécanique de base reste identique partout, du court municipal au Centre Court de Wimbledon. Ce qui change d’un tournoi à l’autre, c’est le nombre de sets nécessaires pour gagner le match.
Deux ou trois sets gagnants : la distinction fondamentale en tennis
La formulation courante « match en trois sets » ou « match en cinq sets » prête à confusion. En réalité, on parle de deux sets gagnants (le match peut durer deux ou trois sets) ou de trois sets gagnants (le match peut durer trois, quatre ou cinq sets). Le premier joueur à atteindre le nombre requis de sets remportés met fin à la rencontre.
Un match en deux sets gagnants s’arrête donc dès qu’un joueur mène 2-0 ou 2-1. Un match en trois sets gagnants se termine à 3-0, 3-1 ou 3-2. La durée réelle dépend entièrement de l’écart entre les joueurs.
Format des sets en Grand Chelem : cinq sets pour le simple messieurs
Les quatre tournois du Grand Chelem (Open d’Australie, Roland-Garros, Wimbledon, US Open) constituent le seul contexte professionnel où le simple messieurs se dispute en trois sets gagnants, soit un maximum de cinq sets. Le simple dames et les matchs de double se jouent en deux sets gagnants dans ces mêmes tournois.

Cette asymétrie entre hommes et femmes en Grand Chelem est l’une des particularités les plus discutées du tennis professionnel. Les partisans du format long considèrent qu’il favorise le joueur le plus complet physiquement et tactiquement. Les détracteurs pointent la durée parfois excessive des rencontres.
Le super tie-break à 10 points au dernier set
Depuis 2022, les quatre tournois du Grand Chelem ont harmonisé la règle du set décisif. Lorsque le score atteint 6-6 dans le dernier set (5e set en simple messieurs, 3e set en double), un super tie-break à 10 points remplace le tie-break classique à 7 points. Cette règle met fin aux derniers sets interminables, comme le match Isner-Mahut à Wimbledon qui avait atteint 70-68 au cinquième set.
Tournois ATP, WTA et Jeux olympiques : le format en deux sets gagnants
En dehors des Grands Chelems, la quasi-totalité du circuit professionnel adopte le format en deux sets gagnants, soit trois sets maximum. Cela concerne les tournois ATP (Masters 1000, ATP 500, ATP 250), les tournois WTA, les Jeux olympiques et les ATP Finals.
Ce format produit des matchs plus courts et plus prévisibles en durée, ce qui facilite la programmation télévisée et réduit la charge physique sur les joueurs qui enchaînent les tournois.
- Tournois ATP (hors Grand Chelem) : deux sets gagnants avec tie-break classique à 7 points dans chaque set, et parfois un super tie-break à 10 points en guise de troisième set décisif
- Tournois WTA : deux sets gagnants, même format que les tournois ATP
- Jeux olympiques : deux sets gagnants, y compris pour le simple messieurs (pas de cinq sets)
- ATP Finals : deux sets gagnants, avec super tie-break à 10 points en cas de troisième set
Nombre de sets en tournois amateurs : les formats courts validés par l’ITF
Les compétitions de club, les circuits régionaux et les tournois amateurs ne suivent pas toujours le format standard à six jeux par set. L’ITF a formalisé dans l’Appendix VI des Rules of Tennis plusieurs formats raccourcis que les organisateurs peuvent adopter.
Le plus répandu est le short set à 4 jeux : le set se gagne en atteignant 4 jeux avec un tie-break possible à 3-3 ou 4-4 selon la variante choisie. Ce format divise par presque deux la durée d’un set classique.
No-ad scoring et super tie-break décisif
Deux autres options accompagnent souvent le short set dans les tournois amateurs :
- Le no-ad scoring supprime les avantages à 40-40. Un point décisif est joué directement, ce qui accélère chaque jeu
- Le super tie-break à 10 points remplace le troisième set complet. Les joueurs disputent deux sets normaux, puis un tie-break long en cas d’égalité à un set partout
- Certains tournois combinent les trois options : short sets à 4 jeux, no-ad scoring, et super tie-break décisif
Ces formats sont présentés comme des options sanctionnées par l’ITF, justement pour éviter les règles maison et garantir une standardisation minimale dans les compétitions locales.

Tableau récapitulatif : sets par type de tournoi
| Type de compétition | Simple messieurs | Simple dames | Double |
|---|---|---|---|
| Grand Chelem | 3 sets gagnants (max 5) | 2 sets gagnants (max 3) | 2 sets gagnants (max 3) |
| ATP / WTA | 2 sets gagnants (max 3) | 2 sets gagnants (max 3) | 2 sets gagnants (max 3) |
| Jeux olympiques | 2 sets gagnants (max 3) | 2 sets gagnants (max 3) | 2 sets gagnants (max 3) |
| Tournois amateurs (format classique) | 2 sets gagnants (max 3) | 2 sets gagnants (max 3) | 2 sets gagnants (max 3) |
| Tournois amateurs (format court ITF) | Short sets à 4 jeux ou super tie-break décisif | Short sets à 4 jeux ou super tie-break décisif | Short sets à 4 jeux ou super tie-break décisif |
Le format en cinq sets reste l’exception réservée au simple messieurs en Grand Chelem. Partout ailleurs, le match se joue en trois sets maximum, avec des variantes de durée selon le niveau de compétition. Pour les joueurs amateurs, les formats courts de l’ITF offrent un cadre officiel qui raccourcit les rencontres sans dénaturer la structure du jeu.

