Le record du monde du 100 m est de 9 s 58, établi par Usain Bolt en 2009, soit une vitesse moyenne de 37,58 km/h. À l’autre bout de la course à pied sur piste et sur route, le marathon se court en 1 h 59 min 30 s chez les hommes, par Sabastian Sawe en 2026, à 21,19 km/h de moyenne. Le tableau ci-dessous réunit les records de chaque distance, chez les hommes et chez les femmes, avec la vitesse moyenne correspondante.
Le tableau des records du monde de course à pied, du 100 m au semi-marathon
Chaque ligne donne le temps, l’athlète et l’année du record, puis la vitesse moyenne en kilomètres par heure.
| Distance | Record masculin | Vitesse (km/h) | Record féminin | Vitesse (km/h) |
|---|---|---|---|---|
| 100 m | 9 s 58, Usain Bolt, 2009 | 37,58 | 10 s 49, Florence Griffith-Joyner, 1988 | 34,32 |
| 200 m | 19 s 19, Usain Bolt, 2009 | 37,52 | 21 s 34, Florence Griffith-Joyner, 1988 | 33,74 |
| 400 m | 43 s 03, Wayde van Niekerk, 2016 | 33,47 | 47 s 60, Marita Koch, 1985 | 30,25 |
| 800 m | 1 min 40 s 91, David Rudisha, 2012 | 28,54 | 1 min 53 s 28, Jarmila Kratochvílová, 1983 | 25,42 |
| 1 500 m | 3 min 26 s 00, Hicham El Guerrouj, 1998 | 26,21 | 3 min 48 s 68, Faith Kipyegon, 2025 | 23,61 |
| 5 000 m | 12 min 35 s 36, Joshua Cheptegei, 2020 | 23,83 | 13 min 58 s 06, Beatrice Chebet, 2025 | 21,48 |
| 10 000 m | 26 min 11 s 00, Joshua Cheptegei, 2020 | 22,92 | 28 min 54 s 14, Beatrice Chebet, 2024 | 20,76 |
| Semi-marathon | 56 min 51 s, Yomif Kejelcha, 2026 | 22,27 | 1 h 5 min 16 s, Peres Jepchirchir | 19,40 |
La vitesse se calcule en divisant la distance par le temps : 100 m en 9 s 58 donnent 100 divisé par 9,58, soit environ 10,44 m/s, ou 37,58 km/h. La vitesse moyenne baisse à mesure que la distance augmente, de 37,58 km/h sur 100 m à 22,27 km/h sur le semi-marathon chez les hommes.
Plusieurs de ces marques sont anciennes : celles de Florence Griffith-Joyner sur 100 m et 200 m datent de 1988, celle de Marita Koch sur 400 m de 1985. Pour retrouver les athlètes les plus titrés en records, un article du site détaille les carrières qui ont marqué l’histoire de l’athlétisme.
Records sur route : 5 km, 10 km et 100 km
La piste et la route ne se comparent pas. Le 10 000 m se court en stade, le 10 km sur route : World Athletics homologue ces deux records séparément. Un chrono sur 10 km, même très rapide, n’entre donc pas dans la ligne du 10 000 m du tableau, et inversement. Le parcours, la possibilité de s’abriter derrière des meneurs et le profil de la route changent les temps.
Le 100 km est la distance d’ultra la plus suivie par la fédération internationale. Sur route, Aleksandr Sorokin le court en environ 6 h 05, soit près de 16,4 km/h. Chez les femmes, Tomoe Abe détient la référence avec 6 h 33 min 11 s, réalisée à Tokoro en 2000, soit 15,26 km/h de moyenne.
Pour passer d’un chrono à une vitesse, une conversion d’une allure en km/h évite de refaire le calcul à la main.

Quelle vitesse atteignent les meilleurs coureurs ?
Le record de vitesse en course à pied appartient au sprint. Sur 100 m et 200 m, la moyenne dépasse 37 km/h chez les hommes et 33 km/h chez les femmes. Cette moyenne inclut le départ des starting-blocks, où le coureur est encore lent : la vitesse de pointe est supérieure à la moyenne du record.
Dès le 400 m, la moyenne tombe à 33,47 km/h chez les hommes. Elle passe sous 25 km/h à partir du 1 500 m chez les femmes (23,61 km/h) et du 5 000 m chez les hommes (23,83 km/h). Sur 10 000 m, Joshua Cheptegei tient 22,92 km/h pendant plus de 26 minutes.
Ce que représente l’allure d’un record pour un coureur amateur
En minutes par kilomètre, un record se lit plus facilement : le 10 000 m de Joshua Cheptegei correspond à environ 2 min 37 s au kilomètre, le semi-marathon de Yomif Kejelcha à environ 2 min 42 s, et le marathon de Sabastian Sawe à environ 2 min 50 s. Un coureur loisir, même entraîné, se situe nettement au-dessus de ces allures sur la même distance.
Pour situer sa propre allure, le écart d’allure entre semi et marathon montre ce que coûtent les 21 kilomètres supplémentaires. Un objectif plus courant, comme l’allure d’un marathon en 3 h 30, se prépare avec des repères bien plus lents que ceux des records.
Records de durée et d’ultra : 24 heures et au-delà
Sur les épreuves de durée, le classement ne se fait plus au temps mais à la distance parcourue. Chez les femmes, la meilleure performance mondiale sur 24 heures est celle de Camille Herron : 270,116 km à Albi, le 26 octobre 2019. Cela représente une moyenne d’un peu plus de 11 km/h pendant une journée entière.
Au-delà, les épreuves de plusieurs jours existent, mais leurs records sont moins documentés et leurs règles varient d’une course à l’autre. Les chiffres des records de six jours ou de très longue distance ne se comparent donc pas directement à ceux d’une distance sur piste ou sur route.

Comment un record du monde de course à pied devient officiel
Pour qu’un temps soit homologué par World Athletics, plusieurs conditions doivent être remplies. Voici les principaux points de contrôle :
- un chronométrage électronique, seul admis pour les distances de piste ;
- un contrôle antidopage de l’athlète, avec des échantillons prélevés à l’issue de la course ;
- sur route, un parcours mesuré officiellement avant l’épreuve, pour que la distance soit exacte ;
- en sprint, un vent arrière limité, faute de quoi la performance reste hors des listes de records.
Ce processus explique pourquoi un chrono spectaculaire peut rester sans suite officielle des mois après la course. Il explique aussi que la liste des records bouge peu : seuls quelques temps changent chaque année, comme ceux de Faith Kipyegon et de Beatrice Chebet en 2025.

